Histoire

Histoire

Le département du Finistère possède une histoire riche ayant débuté il y a fort longtemps. Découvrez les moments majeurs de l’histoire finistérienne.

Préhistoire

La région bretonne est un territoire où les vestiges préhistoriques se font plutôt rares en comparaison à d’autres régions du pays. Dans le département du Finistère, sont présents les plus vieux signes d’usage du feu de toute l’Europe occidentale. Sur le site de Menez Dregan, basé à Plouhinec, présent non loin de la commune d’Audierne, une datation les estime à plus de 400 000 ans avant J.-C. Une éternité. On sait que le Finistérien est présent depuis l’âge de pierre au minimum.

Des vestiges sont également présents dans l’anse de Bertheaume, située entre la ville de Brest et le Conquet. La principale activité des habitants à l’époque était … le taillage de silex ! Néanmoins, ils effectuaient également différentes activités dont le but était de garantir la survie de l’espèce. On peut notamment citer la chasse, la cueillette ou encore la pêche.

Antiquité

Durant cette période, la majorité de la population du Finistère celto-romain résidait en dehors des villes, dans des habitations plutôt basiques. Ces dernières étaient composées de bois et de chaume, avec la plupart du temps une mare non loin servant de point d’eau. Le centre du Finistère pour sa part (à part Carhaix) était plutôt délaissé pendant cette époque. Par contre, pour ce qui est des bords de l’Odet, le Cap Sizun, le Léon et le Pays Bigouden, ils ont été quant à eux des zones à concentration humaine conséquente.

Moyen- ge

Le Moyen- ge est le temps de l’Armorique bretonne. Les Bretons insulaires (de la désormais Grande-Bretagne) débutent leur installation en Armorique (Bretagne continentale) dès le troisième siècle. Venaient-ils dans des auges de pierre comme le dit la légende  ? Certainement pas. Néanmoins, il y a du vrai : les Bretons provenant d’Outre-Manche parcourent la mer avec des barques composées de peaux tendues sur une structure de lattes et chargées d’une lourde pierre. Beaucoup de ces derniers débarquèrent en Bretagne christianisés, sur un territoire alors ravagée auquel ils donnèrent le nom de Letavia et ensuite de Breizh. Les Bretons d’Outre-Manche firent tout leur possible afin d’évangéliser leurs frères continentaux. De rudes combats face aux druidesses et druides eurent lieu durant cette période. Des clans apparurent durant cette période. Ces Bretons étaient réputées pour être extrêmement redoutables et terriblement querelleurs.

Derniers siècles

Le 14ème siècle connaît une progression conséquente de la population. La prospérité du Finistère est grande. Après 1840, un réseau de routes voit le jour et des nouveaux produits apparaissent. Parmi eux, nous pouvons notamment citer les conserves alimentaires. En Cornouaille, la pêche du thon et des crustacés s’intègre à partir de 1900, à celle de la sardine, réputée difficile. Au niveau arts, l’émergence de l’école de Pont-Aven autour des artistes Gauguin, Bernard et Sérusier se fait à la fin du 19ème siècle. Le nom d’École de Pont-Aven a été donné pour rassembler des artistes venus peindre à Pont-Aven, qui était à l’époque un petit bourg breton de 1 500 âmes présent entre les villes de Concarneau et Quimperlé. Lors des deux guerres mondiales, le Finistère connaît des pertes conséquentes. Environ quarante mille Finistériens trouvent la mort durant la Première Guerre mondiale. En 1939-1945, de nombreuses villes sont détruites dont celle de Brest.